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étudiantes game sup Journée Internationale des Droits de la Femme

08 mars 2024 : Célébrons les femmes qui font le Jeu Vidéo !

08 Mars 2024 :
Célébrons les femmes qui font le Jeu Vidéo !

⏱ Temps de lecture : 10 minutes • ✍ Écrit par Mélanie MARTIN de Game Sup

Un début d’évolution de la place des femmes dans l’Industrie du Jeu Vidéo

On avance doucement, mais sûrement : Les femmes ont toujours été présentes dans l’Industrie du Jeu Vidéo, mais comme dans beaucoup d’autres secteurs d’activité, elles ont souvent été minimisées, ignorées voire dégradées – et le sont encore !

Entre propos et comportements sexistes et bourrés de stéréotypes, être une femme dans le monde du jeu vidéo est encore loin d’être un long fleuve tranquille.  Plusieurs faits récents ont d’ailleurs fait l’actualité de la fin d’année 2023, comme la célèbre streameuse Maghla, qui compte pas moins de 740 000 abonnés sur Twitch et qui a dénoncé ce quotidien fait de commentaires à caractère sexuel et de remarques dégradantes. Grâce à sa prise de parole courageuse, plusieurs autres streameuses lui ont emboîté le pas en dénonçant ce même type de situations humiliantes.

La parole tend à se libérer petit à petit, et en parallèle les pratiques elles aussi évoluent. Et c’est TANT MIEUX !

En témoignent les derniers chiffres publiés par l’association Women In Games France, qui défend la mixité et la diversité dans l’Industrie du Jeu Vidéo. Il y a quelques mois, les chiffres sont tombés : en 2 ans, la part des femmes dans les studios de développement est passée de 22 à 24%. Par ailleurs, 65,5% des studios ont mis en place des mesures pour l’égalité femmes-hommes et 34% pour l’égalité salariale. Une prise de conscience progressive de la part des acteurs de l’Industrie du Jeu Vidéo semble donc se faire sentir et la notion de talent se conjugue visiblement de plus en plus au féminin, ouf !

La route est encore longue, mais le changement est en marche.

Sensibilisation, prévention et ÉDUCATION !

Bien entendu, la partie ne fait que commencer et il ne suffit pas d’embaucher plus de femmes dans le Jeu Vidéo pour en faire un secteur inclusif où règne mixité et équité. La transformation profonde des mœurs doit passer par une déconstruction des stéréotypes de genre, ainsi qu’une sensibilisation de toutes et tous en passant par l’éducation et la prévention.

Grâce au travail d’associations telles que Women In Games, Afrogameuses, Stream’Her ou encore Witch Gamez, l’inclusivité et la diversité dans l’Industrie du jeu vidéo prennent de l’ampleur. Et le contenu des jeux évolue lui aussi !

En effet, on constate ces dernières années une modification de la représentation de la femme dans les jeux vidéo : les héroïnes féminines super badass font de plus en plus la part belle aux représentations hypersexualisées, aux archétypes clichés et aux potiches qui servent uniquement d’objets narratifs. On pense notamment à Ciri et Yennefer dans The Witcher, Ellie dans The Last of Us ou encore Maxine Caulfield dans Life is Strange.

Au niveau de la future génération, la sensibilisation et la promotion de la mixité sont aussi un travail de longue haleine : on pense notamment à BECOMTECH (#BecauseGirlsCan), une association nationale qui œuvre pour la mixité dans l’informatique et le numérique, ou encore à l’association Objectif Pour l’Emploi et ses stages Ell’O Web. Nous avons le plaisir de les recevoir régulièrement à Game Sup et soutenons pleinement leurs activités de sensibilisation aux métiers du numérique auprès des jeunes femmes.

Lumière sur les femmes qui façonnent le Jeu Vidéo

RDV pour la 1ère édition de l’Adelphe Game Fest !

A l’occasion de la Journée Internationale des droits des femmes, les associations Women in Games France, Afrogameuses, Project AWR, Witch Gamez, Stream’Her et Game’Her ont uni leurs forces pour créer la toute première édition de l’Adelphe* Game Fest**, sponsorisé par le studio From The Void. Ce festival sera l’occasion pour chaque association de promouvoir les droits des femmes et la diversité dans le jeu vidéo au travers d’émissions, d’afterworks, d’activités ludiques ou encore avec la conférence « Les Femmes qui ont façonné l’industrie du Jeu Vidéo » qui se déroulera le 09 mars à la Cité des Sciences à Paris.

Cette conférence sera d’ailleurs retransmise en direct sur la chaîne Twitch de WIG !

ZOOM SUR Kenza DI FRANCESCO, étudiante en Bachelor Game Design 2ème année
(et bénéficiaire de la Bourse du Jeu Vidéo !)

Kenza DI FRANCESCO - Bachelor Game Design 2ème année

  • Pourquoi as-tu choisi le Jeu Vidéo pour en faire ton futur métier ?

Kenza : « Le jeu vidéo n’a pas été quelque chose qui s’est tout de suite imposé à moi après le lycée. J’ai cependant toujours été mêlée aux filières artistiques. En parallèle de mes activités scolaires et professionnelles j’ai toujours considéré le jeu vidéo comme une passion, c’est après une licence en cinéma/théâtre et surtout pendant le covid que j’ai reconsidéré mon parcours professionnel et ai voulu allier ma passion à mon travail. »

 

  • Le Game Design est une filière composée de beaucoup d’hommes. Es-tu parvenue à trouver facilement ta place ?

Kenza : « Pour ma part, pas de souci et heureusement, surtout en Game Design. Il y a beaucoup de facteurs qui ont contribué à mon bien-être au sein de cette filière. Au-delà du fait que dans son ensemble la classe est à l’écoute et bienveillante, je dirais que c’est aussi une question de personnalité/caractère. »

 

  • Quelle spécialité as-tu choisi dans ta filière et pourquoi ?

Kenza : « J’ai choisi le Level Design (avec un peu beaucoup d’influences Level Art 😉). Je pense que c’est l’occasion de créer un espace de jeu et une expérience unique, de mettre en avant le travail d’une équipe, de pouvoir ajouter ma patte et peut-être ma vision artistique. Je reste influencée par ma formation précédente, c’est un peu comme mettre en scène une situation de jeu pour un public. C’est une approche que je souhaite garder et qui, je pense, nourrit mon travail à l’école. »

 

  • Quel message voudrais-tu faire passer aux jeunes femmes qui hésitent à se lancer dans une formation aux métiers du Jeu Vidéo ?

Kenza : « Ne pas avoir peur d’essayer, dans tous les cas ça restera une expérience qui va vous apporter quelque chose. Si c’est une passion : foncez ! Si le frein à cette envie reste le milieu principalement masculin : essayons de changer ça, apportons de la diversité !« 

 

  • D’ailleurs, pourquoi as-tu choisi Game Sup spécifiquement ?

Kenza : « J’ai vu les pubs dans les transports en commun, je me suis renseignée et la prépa m’a tentée car le fait de proposer un socle commun en premier lieu (Game Art et Game Design mélangés) est rassurant quand on ne sait pas tout de suite ce qui nous intéresse le plus. Cela a été mon cas, je pensais me diriger en Art puis finalement en Design ! Je reste néanmoins très sensible au Game Art. Par la suite j’ai apprécié les cours donnés par les intervenant·es professionnel·es et l’aspect « exclusif » des promotions : une promotion par filière donc petit comité et plus de proximité dans les échanges. »

  • Y a-t-il des femmes qui ont façonné l’Industrie du Jeu Vidéo et/ou des intervenantes à l’école qui t’inspirent ? Pourquoi ?

Kenza : « Malheureusement il y a très peu d’intervenantes en cours ! En tout cas en Game Design. Pour ce qui est de l’inspiration je n’ai pas de modèle à proprement parler et justement je pense que c’est assez représentatif de la place qui nous est donnée (même si les choses changent doucement). »

 

  • Qu’espères-tu pour les femmes dans l’avenir du Jeu Vidéo ?

Kenza : « Avant toute chose un cadre de travail sain, c’est une priorité et une obligation selon moi. J’espère que les femmes, au même titre que la communauté LGBTQIA+, vont réussir à se sentir légitimes et accepté·e·s. J’espère aussi voir plus de diversité et moins de discrimination. »

 

  • Qu’aimerais-tu apporter à ton échelle dans ton futur stage / job ?

Kenza : « Peut-être l’importance de l’écoute/prise en compte ? On est dans une industrie humaine pour de l’humain. Comment répondre à des attentes tout en étant fièr·e·s de notre travail alors que les conditions de conception ne correspondent pas (toujours) à ce que l’on défend moralement ? Je pense que je m’assurerai d’avoir un cadre de travail sain et bienveillant avant tout ! »

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